11/05/2012

Soirée électorale


J'ai commencé à m'intéresser à la politique au moment où j'ai cessé de croire au Père Noël. La magie du Noël a été remplacée par l'excitation des soirées électorales et des débuts de la vie politique multipartite en Serbie. Cette excitation de l'élection, je la vis encore aujourd'hui, que ce soit pour les élections en Serbie, en Suisse ou en France voisine, ou parfois même en Grèce, et dans tous les États voisins. L'atmosphère d'une soirée d'élection est toujours très festive, décisive, formelle et tendue. Comme lorsque nous attendions le Père Noël. Est-ce qu'il viendra, est-ce qu'il réalisera ses promesses, avons-nous été de bons enfants, est-ce que notre liste de voeux est arrivée à la bonne adresse? Seulement, le Président et le Parlement ne sont pas élus tous les ans mais tous les quatre ou cinq ans. C'est probablement qu'ils sont quatre ou cinq fois plus importants que le Père Noël. Ou est-ce que je mélange tout ?

Pour la dernière soirée d'élection, le 6 Mai, tout a été fait à double : les élections législatives et présidentielles en Serbie, qui déterminent le chemin de la Serbie vers l'Europe, et l'élection présidentielle en France, qui détermine en grande partie le genre d'Europe vers laquelle la Serbie se dirige. J'ai donc regardé deux chaînes de télévision et deux batailles politiques. J'ai réalisé que devant moi ces deux cultures politiques, ces deux langues et ces deux traditions politiques, jouent le même jeu en appliquant les mêmes règles, mais à leur manière: l'Europe d'une part, et les Balkans de l'autre. Et je me suis entièrement rassasiée de bonheur électoral en comparant la pleine mesure de ces différents niveaux de culture politique, ces rituels électoraux, ces protocoles, jusqu'aux costumes et au décor.

J'étais contrariée par les chemises froissées, les cheveux ébouriffés et les barbes mal taillées qu'on pouvait observer dans les médias serbes. Je n'aime pas non plus cette excessive spontanéité sur les plateaux de télé, l'absence de discours officiel des candidats et la lenteur du traitement des résultats. Et je suis surtout contrariée par le pourcentage étonnamment élevé de l'ancien parti de Milosevic, le Parti socialiste de Serbie, maintenant dirigé par un jeune « ex-Jeunesses Slobo », aujourd'hui ministre de l'Intérieur, qui s'est lavé les mains après la mort de Milosevic mais qui aujourd'hui fait copain avec tout le monde et possède une chance réelle de reprendre le pouvoir. Et ce soir-là, il a gracieusement félicité son parti frère en France pour la victoire de François Hollande. Puisque comme lui, il est socialiste, il se tourne vers les valeurs européennes et la justice sociale, avec pour seule petite différence une guerre sanglante, la criminalité endémique et la dictature. Et avec son score de 15%, il est désormais en position de faire du chantage pour décrocher le poste de premier ministre. Prétentieux et primitif, mais avec quelle habileté politique. Le rusé Ivica Dacic a donc réussi ce qu'il voulait - il est devenu la patate chaude de notre soirée d'élection. Il semble, ou du moins je l'espère, qu'après le second tour, la Serbie pourra entamer le troisième mandat de l'actuel Président Boris Tadic, qui pousse la Serbie vers l'Europe. Opposé au candidat Tadic on retrouve, une fois de plus, le maussade et pessimiste Toma Nikolic, qui voit comme une alternative à l'Europe la coopération avec la Russie, et qui ne renoncera au Kosovo à aucun prix.

Pour ce qui concerne l'élection française, c'était un grand moment de culture politique pour nous balkaniques qui cheminons péniblement vers Europe. Et j'ai levé mon verre de vin en l'honneur du Président Hollande, de la France et de l'Europe. Le vin était choisi avec soin: il venait des collines qui, historiquement, ont divisé l'Europe et les Balkans, près du Danube, en Voïvodine. Et après deux verres de ce vin complètement écologique, je me suis laissée aller à des prévisions optimistes: la Serbie n'a au fond besoin que d'une meilleure coiffure, de meilleurs codes vestimentaires, d'un peu de glamour et de comportements dignes, et c'est tout. L'Europe.

Blague à part, j'étais enivrée par l'atmosphère et par la tension qui, des deux côtés, en Serbie et en France, étaient dans le rouge. Et cela me réjouit chaque fois. La fête dans la rue, les médias en effervescence, les discussions politiques animées, l'analyse statistique, tout ce par quoi nous vérifions notre échelle de valeurs communes. N'est-ce pas là l'unique preuve de vitalité de nos êtres européens démocratiques? Que vous soyez dans l'UE, dans les Balkans, ou dans un autre trou noir sur la carte européenne?


Cela me remonte toujours le moral de voir la démocratie, la responsabilité sociale et la liberté de presse confirmer qu'elles sont les plus grandes valeurs sociales, et que leurs manipulateurs ne survivent pas longtemps dans ce système.

Et au milieu de ces célébrations, le président arrive en quelque sorte comme le Père Noël. C'est l'adresse à laquelle tout le monde envoie sa liste de voeux pour une vie meilleure, et tous ses espoirs pour que ces voeux se réalisent. Il y a ces présidents auxquels on jure fidélité, ceux contre lesquels on défile dans les rues, ceux qu'on maudit, ceux qu'on renvoie, et tous ceux pour lesquels on vote. Ah, si au moins, petite, j'avais eu l'occasion de voter pour mon Père Noël! Et pas pour qu'on vienne me dire que cette année je n'ai pas été une gentille petite fille. Je l'aurais immédiatement renvoyé! Dans la vie politique, y a-t-il un plus grand privilège que de pouvoir renvoyer son Président, et un plus grand honneur pour un président que d'être réélu?

Et maintenant, où se situe la Suisse dans ces rituels démocratiques présidentiels? Je sais que ce paradis démocratique possède quelques règles beaucoup plus sophistiquées et un système de gouvernement plus fort que la dictature, tous basés sur la démocratie directe. Mais pendant cette soirée d'élections, le 6 mai dernier, est-ce que vous n'avez pas été un peu tristes de ne pas connaître le nom de votre Président?

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12/03/2012

Le mois des occasions manquées

Si vous croyez que le rêve du bonheur, pour nous balkaniques, c'est de nous installer sur les rives alpines du lac Léman et de vivre « sur votre dos », vous vous trompez. Mars est notre mois malchanceux. Et vous devez savoir que la plupart d'entre nous ont atterri ici à cause d'au moins une de ces occasions manquées de notre mois de mars, mais alors une vraie malchance. Et c'est comme ça chaque mois de mars, je fais le compte de toutes nos occasions manquées collectivement. Le monde ne connaît presque rien de cela. Et c'est normal. On ne retient que les victoires. Et nous, ici, dans ce paradis, nous faisons le compte des occasions manquées, des victimes et des crimes.

La première occasion manquée, celle qui a marqué mon existence politique, ma jeunesse et mon destin dans les Balkans, a eu lieu le 9 Mars 1991 à Belgrade. L'opposition au régime déjà bien établi de Milosevic avait organisé une manifestation contre la Radio Télévision de Serbie, et demandait le renvoi des rédacteurs en chef ainsi que de tous les responsables de cette diffusion constante de discours guerriers, remplis de haine, d'abus de parole publique, de mensonges et de calomnies. Bien qu'interdite par le gouvernement, 100'000 citoyens avaient répondu présent à la manifestation contre celle qu'on appelait « TV Bastille ». Dans les affrontements avec la police montée et dans les gaz lacrymogènes, deux hommes avaient perdu la vie, un policier et manifestant. Les autorités avaient alors arrêté un ancien chef de l'opposition, Vuk Draskovic, et envoyé les tanks dans les rues de Belgrade pour réprimer la rébellion qui grondait de plus en plus fort. La réaction agressive des autorités avait provoqué des centaines de milliers de citoyens de Belgrade et de Serbie à descendre dans la rue pour exiger des changements aux plus hauts niveaux du gouvernement. Les manifestations avaient duré plusieurs jours, réunissant des étudiants, des intellectuels et des journalistes indépendants pour créer une prise de conscience en opposition à la version officielle. Fort et prêt à tout, le régime de Milosevic est donc parvenu à éteindre cette éruption de la voix de la raison serbe. Plusieurs mois plus tard la guerre a commencé en Slovénie, puis en Croatie, puis en 1992 en Bosnie. Le 9 mars a constitué la base de l'alternative politique serbe, anti-guerre, anti-Milosevic, qui s'est constamment battue plus d'une décennie durant contre le règne de Milosevic, pour obtenir le droit d'exister. Le droit de voir la meilleure part de la Serbie l'emporter. L'occasion manquée de mettre fin au régime de Milosevic à ses début a bouleversé notre jeunesse.


Après 1991, bien d'autres événements cruciaux ont eu lieu dans cette même veine. Vous vous souvenez peut-être du 24 mars 1999 et de l'intervention de l'OTAN, qui est « l'Ange de la Miséricorde », larguant des bombes sur la Serbie pendant 78 jours et nuits. Mais ça n'était pas si mal. Les bombes avaient attiré l'attention des médias. En Serbie, déjà bien avant les bombardements nous étions complètement détruits économiquement, humainement et moralement et notre « Ange de la Miséricorde » nous a juste remis le nez dans notre propre merde.


Bien plus effrayant que les bombardements de l'OTAN et le plus maudit de tous, il y a eu le 12 mars 2003. En cette belle matinée de printemps un sniper a tiré dans la poitrine du Premier ministre Zoran Djindjic. Le lendemain il neigeait et l'hiver était revenu, littéralement, tragiquement et symboliquement. De cet hiver, autant que je sache, la Serbie n'est plus en état de se sortir. Je ne vais pas vous dire qui était Zoran Djindjic et pourquoi il était si important et qui l'a tué et pourquoi. Allez plutôt lire ceci: www.zorandjindjic.org et http://fr.wikipedia.org/wiki/Zoran_Đinđić

Je veux seulement vous dire que son assassinat a coûté à la Serbie une nouvelle jeunesse perdue. La réforme sociale qu'il a entamée, les valeurs qu'il a préconisées, l'énergie et l'enthousiasme qui lui ont permis d'initier les changements ont finalement ouvert la porte à tous les espoirs pour la Serbie. Son assassinat signifiait une nouvelle fermeture. Et c'est durant ce mois de mars fatal que j'ai pris la décision de quitter cette Serbie sans espoir. Je suis venue ici, où toutes les possibilités ont déjà été exploitées. Ou du moins c'est ainsi que je le ressens.

Mais je dois reconnaître que ce mois de mars semble prometteur. Il a bien commencé. Le 1er mars la Serbie a obtenu le statut de candidat officiel à l'adhésion à l'UE. Il y a toutes les chances pour que le printemps revienne enfin.

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29/02/2012

Angelina Jolie, Novak Djokovic et autres héros serbes

Comme je ne suis pas revenue sur ces blogs depuis un certain temps, je vous ai préparé une petite mise à jour. Quelques nouvelles des Balkans. Une seule serait suffisante pour une bonne chronique, mais voilà, dans mon pays, il y a tout le temps quelque chose qui se passe: des négociations, des victoires, et des états d'urgence....


Voici pour le mois dernier:

Politique: Belgrade et Pristina sont parvenus à un accord à Bruxelles
Culture: le film d'Angelina Jolie sur la guerre en Bosnie divise les Balkans
Sport: Novak Djokovic a reçu une décoration d'état et le statut d'un héros officiel
Météo: Etat d'urgence

Depuis plusieurs mois déjà, l'atmosphère entourant les relations entre la Serbie et le Kosovo s'épaississait, il y avait eu les négociations initiales, qui avaient été rompues, et puis des barricades et incendies de maisons, et presque une nouvelle guerre et puis de nouvelles négociations, et puis des négociations infinies, et puis les conditions posées par l'UE, et le chantage des Russes, et la déception, et l'humiliation... Le gouvernement de Belgrade a organisé la stratégie de ses négociateurs sous le slogan « le Kosovo et l'UE ». Ce qui signifie que le Kosovo ne sera pas reconnu, mais que la voie vers l'Europe sera défendue. Le gouvernement serbe persiste dans l'idée d'entrer dans l'UE, et le Kosovo est la principale pierre d'achoppement (après que tous les criminels de guerre ont été extradés à La Haye), ainsi que la dernière condition pour la Serbie dans sa candidature à l'UE. De l'autre côté, le gouvernement a promis solennellement aux autres électeurs que le Kosovo ne sera jamais reconnu. Il flirte donc avec les électeurs de la Serbie toujours divisée (nationalistes et pro-européens), ainsi qu'avec les puissances internationales - l'Europe, la Russie, en Chine, et même certains des non-alignés du temps de Tito. Et lorsque le gouvernement a commencé à serrer la main du mal, nombreux ont été ceux qui lui donnaient peu de chances de survie. Un accord a été trouvé sur le statut officiel du Kosovo dans la représentation internationale: la Serbie n'a pas reconnu le Kosovo, mais le Kosovo*. Lors des réunions officielles le Kosovo sera représenté ainsi: « Kosovo* (* - Ce nom ne préjuge pas du statut du Kosovo conformément à la Résolution 1244 et l'avis de la CIJ sur la déclaration d'indépendance du Kosovo) ». La résolution 1244 a été signée par Slobodan Milosevic lors de sa capitulation face à l'intervention de l'OTAN en 1999, et elle ne contient aucun élément quant au statut d'État du Kosovo. Le chef de l'équipe des négociateurs de Belgrade était un ami d'école, puis chanteur du groupe punk « Génération sans avenir ». En serrant les mains des représentants du Kosovo, il vient d'ouvrir la porte à l'avenir de la Serbie.

« Au pays du sang et du miel » d'Angelina Jolie a suscité une grande publicité, des divisions et des querelles, et cela avant même que le public l'ait vu dans les salles. La population est divisée, exactement comme lors de la dernière guerre, tout comme les bourreaux et les victimes du films sont divisés - selon leur nationalité. Le film est une histoire d'amour entre un Serbe et une musulmane pendant la guerre à Sarajevo, en Bosnie. La guerre place les amants dans une relation impossible entre un bourreau et sa victime. Oui, les bourreaux Serbes et les femmes musulmanes victimes, violées et assassinées. Une présentation unilatérale qui a provoqué les Serbes, ce que Hollywood une fois de plus a pu pointer du doigt pour dire que les Serbes sont des sales garnements. Tandis que les menaces et les insultes pleuvaient sur Angelina Jolie de la part des extrémistes serbes, le grand mufti de Sarajevo a déclaré que le film de Jolie était la meilleure chose qui soit arrivée à la Bosnie après Dayton. Le plus important distributeur de Serbie a refusé de montrer le film qu'il a appelé une « ordure », ce que les médias ont manipulé pour permettre à Angelina Jolie de déclarer que son film avait été interdit par la République de Serbie. Immédiatement après ses déclarations, Angelina Jolie a publié un démenti. Evidemment, les extrémistes musulmans se sont aussi fait remarquer en affirmant que le film est une insulte aux victimes musulmanes, parce qu'il montre une jeune fille musulmane amoureuse d'un boucher serbe. Après une première cathartique à Sarajevo, où pas même l'auteur ne cachait ses larmes, et après la séance tapis rouge de Zagreb où la jeunesse croate recueillait frénétiquement des autographes auprès du célèbre couple hollywoodien, le gala pour la première à Belgrade et l'arrivée de l'équipe de tournage ont été annulés. L'auteur a clairement indiqué qu'elle ne voulait pas se rendre dans un environnement où elle n'était pas la bienvenue et qu'elle ne voulait pas créer de tensions supplémentaires pour ceux qui ont été blessés par le film. Le film a suscité des scandales à l'échelle des Balkans: le phénomène, la manipulation politique et même le complot, tandis que la critique du film et de son message sont venus beaucoup plus tard, et n'avaient plus alors aucune importance. L'histoire des Balkans hors des films a dépassé celle qu'on voit dans les films de guerre et d'amour. Et qui a raison: l'artiste ou réalité? Et quelle réalité, lorsqu'elle se trouve sur des côtés opposés? Ou est-ce que le film est parvenu à effleurer la réalité, et sur les cicatrices les plus douloureuses que sont les grandes missions militaires et diplomatiques, les missions de maintien de la paix et les casques bleus, toute cette clique de politiciens, cette conscience et cette raison grandissante des peuples balkaniques... maladroitement cousues depuis près de vingt ans.

Je dois admettre que je ne sais pas pourquoi les Serbes soutiennent Novak Djoković. En fait, je ne sais pas lesquels sont les plus nombreux: ceux pour lesquels Djoković est un héros parce qu'il représente le plus beau côté de la Serbie et qu'il en fait la promotion à travers le monde, et qu'ainsi il est devenu un héros comme la carte d'identité la plus précieuse de la Serbie dans un monde dans lequel nous voulons avoir un rôle à part entière. Ou l'autre partie de la population serbe, ceux qui lèvent les bras au ciel devant Djoković parce qu'il a battu le monde entier. Le Serbe le plus représentatif de cette population pourrait se mettre à crier lors d'une victoire de Djoković, « Vas-y, montre-leur qui est le plus fort. Nous aussi, on a nos chevaux de course! ». Dans ce cas de figure, l'un des plus grands athlètes au monde devient le dernier bastion de la défense serbe contre le monde entier qui conspire contre un peuple serbe petit mais héroïque. Lequel de ces deux groupes, totalement opposés dans leur soutien à Novak, est le plus grand, je ne sais pas. Si je le savais, je connaîtrais également le résultat des prochaines élections législatives en Serbie. Ce qui est certain, c'est que ceux qui s'enthousiasment pour Djoković parce qu'il joue bien sont les moins nombreux. Après le dernier tournoi en Australie, qui a installé la légende de Djoković dans le monde du tennis, le gouvernement serbe a décidé de déclarer Djoković officiellement héros national. A l'occasion de la fête nationale serbe, le 15 Février, le président de la République Boris Tadić a remis à Novak Djoković la médaille Karadjordje du premier degré, en reconnaissance de ses mérites et de ses réussites dans la représentation de la Serbie dans le monde. En Serbie, on pourrait introduire dans les documents d'identité la notion: « De qui êtes-vous supporter? ». Comme la commune d'origine dans le passeport suisse. C'est un peu une nébuleuse, mais les authentiques connaisseurs de la nation savent que cette information peut être cruciale.

La Serbie et les Balkans ont été congelés et submergés par la neige au cours du mois dernier. Le bilan des victimes du froid, des avalanches et des dégâts matériels, et le niveau des ressources énergétiques ont obligé les responsables politiques à déclarer l'état d'urgence, de manière à ce que la totalité des forces soient concentrées sur la survie dans des conditions météorologiques extrêmes. Tous les événements culturels et sportifs ont été annulés, les habitants ont été invités à une consommation raisonnable de l'énergie, et l'armée et la police ont été mobilisés pour les tâches de nettoyage de la neige, d'acheminement d'aide alimentaire dans les zones coupées par la neige, et de recherche des disparus. Ces jours-ci la neige fond et l'état d'urgence a été abrogé. Mais avec la fonte rapide des neiges arrive le danger d'inondation...

Et pendant que j'écris ceci, voici que parviennent les dernières nouvelles en provenance des Balkans, et c'est toute ma tirade qui devient presque inutile. Et justement, ces renversements de dernière minute et ces surprises sont le coeur de la dramaturgie des Balkans, celle des longues attentes déçues, ou satisfaites: car les ministres de l'Union européenne ont accordé à la Serbie le statut de candidat à l'Union européenne.

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